dimanche 25 janvier 2009

Fruits

Penchons nous maintenant sur une catégorie d’aliments qui semble infinie et intarissable: Les fruits.
Il existe deux styles de fruits: Les importés et les locaux. Inutile de préciser que la différence de prix entre les deux est énorme. On peut donc trouver des pommes de Chine (surtout jaunes et rouges), des kiwis de Nouvelle-Zélande, des raisins de Californie ...
Mais il serait stupide de ne pas profiter pleinement des fruits Made in India.
Alors ici la liste est longue mais attardons nous sur les principaux:

Les apple custard
Les bananes se déclinent sous plusieurs formes et couleurs.

La "Red banana" dont on peut faire de la confiture

Celles-ci sont de petites tailles mais ont un goût inimaginable.

Pas de banales bananes ici.

Les grenades portent, ici, le nom de “Kabul” ... étonnant, non?

samedi 17 janvier 2009

2009 ... Tout neuf!

Alors commençons par le commencement ... Certes il est tard mais d’après les conventions nous avons officiellement jusqu’au 31 janvier pour vous souhaiter une excellente année 2009 à tous! Voilà qui est chose faite.

Le 31, nous sommes allés avec nos amis français à “L’Orient” (qui se trouve juste à coté du Lycée d’Eva).

C'est sur le toit de cette splendide maison coloniale transformée en hôtel/restaurant que nous avons dinés. Au menu du barbecue: salades diverses, steak, brochettes de boeuf, de porc et d’agneau, ainsi que de tofu. Mais aussi crevettes géantes grillées, ... . Cécile était ravie. Nous avons même gouté au couscous, un plat pas très local je vous l’accorde mais Abdel, le manager, est d'origine marocaine ... donc ... “Il était bon comme là-bas dit!”
A minuit précise, de notre endroit stratégiquement bien placé, nous avons assisté aux feux d’artifices tirés aux quatre coins de la ville. A 00h15, les rues de la ville blanche étaient littéralement prises d’assaut par la foule en liesse. Inutile de vous préciser que le concert de klaxon était une fois de plus assourdissant.
Les gens, pour la plupart ivres (l’indien ne tient pas l’alcool), se souhaitent la bonne année en se frappant dans les mains et en improvisant une farandole bien indienne en plein milieu de la rue, tout en chantant et en criant ... Ah, les bienfaits de l’alcool!
Vers 1h00 tout se “petit” monde avait quitté le quartier du bord de mer.
Le calme après la tempête.

Ici il existe une tradition de faire des dessins sur le sol à la poudre colorée devant les habitations. En ce premier janvier, ils n’ont pas dérogé à la règle en vous souhaitant une bonne année

... toute en couleurs!
C'est aussi un jour de prière pour que l'année nouvelle amène le meilleur.

Une file interminable serpente sur les trottoirs autour de l'Ashram.

Une file indienne encore plus impressionnante (au moins 1 km) se dirige à petit pas vers le Ganesh Temple. Ici pas question d'y entrer en grandes pompes (ni en petites d’ailleurs).

Donc, sur le parcours, on trouve des stands où sont entassées les chaussures jusqu'au retour de leur propriétaire qui aura beaucoup de chance de les retrouver ...

Il risque même de repartir sans dalle!
Ok ... je sors!

Ambiances de fête

Quand on parle d’ambiances de fête, les indiens savent de quoi on parle.

C’est fait avec les moyens du bord presque “kitch”... mais avec une telle envie de bien faire que ça rend le tout très “jovial”.

Le 24 décembre, Cécile, Eva et moi sommes allés à la messe.
Non? Ben Si! Une messe célébrée en 3 langues: le tamoul, l’anglais ... et le français. Qui l’eut cru? Et outre notre présence, il y avait une autre invitée de marque: Ségolène Royale. Elle a assisté, avec ses deux filles, à une partie de la cérémonie. Nous nous sommes d’ailleurs aussi éclipsés après 1h30. Faut pas déconner ... ça commençait à faire très long. Nous avons appris le lendemain par nos amis français que la cérémonie avait durée ... tenez vous bien ... 2h45! Plus long qu’un concert de Bruce Springsteen avec les guitares électriques en moins! C’est pour dire!

En cette période d’extrême tension avec le Pakistan, suite aux attentats de Mumbai (Bombay), l’armée et les forces spéciales veillent aux grains!

Par contre dans la ville, l’ambiance est bon enfant et colorée ... comme d’hab, j’aurais tendance à dire.

Et voilà ce que ça donne quand la Laponie se retrouve en Inde par 32° ... Contraste!

lundi 22 décembre 2008

Les fêtes

Nous ne sommes pas en reste même si la température est de 32 degrés. Ici les gens préparent les fêtes de fin d'année aussi. Les décorations sont à l'image du pays ... colorées!

Nous avons subtilisé un "sapindien" que nous avons copieusement enguirlandé. L'illusion est totale. Ca le fait!

Pas de crêche mais nous n'aurions eu aucun mal à trouver un substitut à mettre entre le boeuf et l'âne.

On en profite pour vous souhaiter une excellente fête de Noël!

"Vive le vent, vive le vent, vive le vent (chaud) d'hiver ..."

dimanche 21 décembre 2008

Gingee Fort et Tiruvannamalai

Le dimanche 7 décembre, nous décidons avec une famille française (avec qui nous avons d’excellents rapports) de partir pour une excursion d’un jour. Deux destinations sont au programme: Le Gingee Fort et le Temple de Tiruvannamalai où se déroule chaque année à la même période (le 11 décembre) l’une des plus grandes processions religieuses de l’état, la fête de Deepam. Un gigantesque feu est alors allumé sur la montagne Aruna Sivalingam. A cette occasion, les dévots prennent d’assaut en masse la petite ville ainsi que son excroissance terrestre qui culmine à 500 m ...
Après 2h de route, et son lot de “Tuuuttttt” et de “Oufti, il est dingue ce bus qui dépasse en face!”, nous arrivons au Gingee Fort ... qui a la particularité de se décliner sur deux collines.

Le premier, sur la colline la moins haute, porte le nom de Krishnagiri.

Tandis que le second, Rajagiri, situé, lui, de l’autre coté de la route culmine à environ 400 m. Ne reculant pas face à l’effort, c'est celui là que nous choisissons de gravir par la face nord (En fait, elle était au sud mais on aurait perdu la rime).

Autant vous dire que la grimpette n'est pas pour les tapettes ... Les marches oscillent entre 40 cm et 80 cm de haut ... et elles sont ridiculement étroites. Les indiens devaient à l’époque chausser du 37 grand max. Moi et mon 48, on n’était pas avantagés. Cécile non plus d’ailleurs avec sa double cargaison.

A plusieurs reprises, il a fallu faire de petits arrêts respi! On se demandait même comment les assaillants pouvaient atteindre le sommet et ensuite attaquer la forteresse ...

Nous en sommes arrivés à la conclusion que ceux qui voulaient prendre possession de l’endroit devaient commencer à quelques milliers et ensuite espérer qu’un ou deux puissent atteindre le sommet. Mais deux larrons ne faisaient évidemment pas le poids contre toute une garnison donc ... ce fort n’a certainement jamais dû changer de mains! Cela étant, les occupants des lieux devaient s’embêter ferme ... pas d’invasions, pas de visites impromptues ... Et toujours selon notre théorie, c’est la raison pour laquelle un autre fort moins haut et à l’accès plus direct a été construit en face. Enfin des envahisseurs pouvaient agrémenter les longues journées d’été!

Nous arrivons au sommet après 1h20 d’ascension. Sur le site même il n’y a rien à voir si ce n’est quelques ruines et des amas de pierres. Tout ça pour ça me direz vous? Et bien non car il y a la vue!

Et là, il faut reconnaitre que la vue est imprenable, un peu comme le fort, d’ailleurs! Après 10 secondes d’intense émerveillement, il faut déjà repenser à descendre car notre chauffeur nous attend en bas ... et doit très certainement être en manque de klaxonage!

Nous reprenons notre véhicule pour nous rendre à Tiruvannamalai où les préparatifs vont bon train pour la procession du 11! Vous allez me demander mais pourquoi y être allé une semaine plus tôt. La raison est simple: Il est impossible d’accéder à la ville déjà 2 jours avant la cérémonie car le monde qui y assiste est incommensurable (pas facile à placer celui à dans une discussion de tous les jours)!
Voici, la section ... “Ne mourrons pas idiot!” Merci Richard pour les infos! Tiruvannamalai veut dire “Sainte inaccessible colline”. Shiva s’y est manifesté sous la forme d’une colonne de feu afin de calmer Brahma (le créateur) et Vishnou (le protecteur). C’est la raison pour laquelle, encore aujourd’hui on allume ce brasier. Ce Saint Signal, pour quiconque vient l’adorer, est gage de prospérité et de Bien-être. Alors comprenez bien qu’avec un tel slogan ... il y a du monde au portillon!

Ce qui est également intéressant à noter c’est que la colline de Tiruvannamalai est exactement à l’opposé du Machu Picchu au Pérou (ci-dessus). Autre particularité, à Tiruvannamalai la Mère Divine est adorée et se nomme Patchaï Ammanne (littéralement: Vert Emeraude Mère). Chez les Incas elle porte quasi le même nom: Pacha Mama (Terre Mère).

En vue de la parade, les chars religieux sont méticuleusement astiqués,



les vendeurs de babiolles en tous genres sont déjà sur le pied de guerre,

et les dévots prient et “incantent” leurs dieux favoris.
A Tiruvannamalai, le temple est énorme.

Un long passage couvert en marbre mène à l’entrée du temple. Après avoir laissé nos chaussures chez le gardien, nous entrons dans l’enceinte (non, je ne parle pas de Cécile).

Là, un premier enchainement de temples aux tailles diverses ... plus loin une volée d’escalier donne accès à une autre enceinte (je ne parle toujours pas de Cécile).

C’est une ville dans la ville. Ce temple est tellement grand qu’on y trouve même une banque ...

ainsi qu’un éléphant qui bénit hommes et femmes,

... même enceinte (là, je parle de Cécile).
Quelques marches plus haut, le temple des temples ... on y fait la file pour y prier le temps de quelques secondes une statue dorée à l’effigie de Shiva. Les haut-parleurs (les enceintes ... oui d’accord ... ça suffit maintenant!) diffusent des mantras (chants religieux hypnotiques et répétitifs) qui sont repris en choeur par les pèlerins ... Impressionnant!

Aux alentours du temple, l’effervescence est toujours palpable alors que pour nous il est déjà l’heure de quitter les lieux non sans avoir prié le Saint-Christophe local pour que la route soit clémente ...